Séjour dans les Cévennes et sortie mensuelle – du 29/05 au 01/06 2014

Bonjour à toutes et à tous,

Nous voici partis pour une nouvelle aventure avec un très sympathique projet : celui de parcourir une partie des Cévennes.
Nous sommes confiants en la météo qui jusqu’à aujourd’hui a été très instable mais vous savez, si vous êtes habitués à lire les comptes rendus du Moto-club, que nous sommes protégés par un Dieu qui nous accompagne à chacun de nos périples et font d’eux une réussite. Vous verrez à la fin de celui-ci que cette fois encore, nous avons été très chanceux.
Le jeudi matin à Mandelieu, nous nous rassemblons, pour un départ bien matinal à 8h00. Seront de la partie : Xababa, Odette et Jean-Louis, Valérie C, Nat et Manu, Valérie et Alain, Cissou qui nous fera l’amitié de redevenir Crapot’s pour quelques jours, Monsieur le président et votre fidèle coordinatrice de séjour : Mumu.
Nous roulerons sur l’autoroute jusqu’à Puget sur Argens puis nous traverserons le Muy, en direction de Lorgues, pour une petite café à Barjols. Je vous avoue ne pas avoir eu très chaud et m’être un peu inquiétée pour la suite…
La route de Tavernes nous ouvre les kilomètres, puis Varages, Rians, Vauvenargues, Aix en Provence, pour un pique-nique très bucolique en-dessous de l’aqueduc de Roquefavour, au bord de l’eau, ombragé par des arbres d’une grandeur incroyable. La déconnection de nos vies tumultueuses se fait petit à petit.
La Fare les Oliviers sera choisie pour le petit café ou thé qui favorisera notre digestion, pour ensuite partir sur la fameuse nationale 113, celle qui est taillée pour les Bikers et leur Harley. Mais nous, nous déciderons de la quitter pour enrouler un peu plus sur la route des Alpilles et mettons cap sur notre première visite : celle du pont du Gard.
Nous négocions, avec les motards qui s’occupent des entrées, un prix plus raisonnable que celui affiché. Après un succès, nous garons les machines et marchons sur le site classé au patrimoine mondial des monuments historiques. C’est sublime, ce moulin, le Gardon qui coule dessous et ce pont majestueux. La pause bière, panaché et autres glaces est la bienvenue car le temps est devenu chaud et radieux.
Après, direction Anduze où nos hôtes du camping du ‘’bel été’’ nous attendent. C’est vers 17h et après plus de 300 kilomètres que nous y arrivons. J’y ferai une entrée ‘’fracassante’’ pensant avoir béquillé ma moto mais la fatigue est bien présente. Je me relève sans bobo, juste un coup de canif dans l’âme… Mais je serai vite consolée par mon Odette et ma Nicoletta qui, à coup de gros câlins, me réconfortent. Et puis après la pose de notre banderole géante (ça claque trop beau !), la distribution des mobil-homes, l’installation et une bonne douche bien méritée, nous partons vers le bar pour nous désaltérer et lever nos verres au séjour qui commence.
Le repas se fait dans une ambiance de folie. On nous souhaite la bienvenue sur grand écran avec les autres moto-clubs. Nous sommes, en effet, plus d’une centaine de motards dans ce superbe endroit qui nous est réservé. Nous nous coucherons tard, après avoir bien bu, bien mangé et surtout dansé et chanté.
Le lendemain matin, petit déjeuner, recherche d’essence et pique-nique. Cissou nous rejoint et à présent débute la visite par un petit café à Madières, puis le cirque de Navacelles, par St Maurice (pas celui de la saucisse), repas en haut du site sur une vue somptueuse du cœur de la terre. Pause photo et café dans le fond du cirque de Navacelles. Prochaine étape : le mont Aigoual. La température ne sera plus la même. C’est dans le col du minier, là où se trouve la ligne du partage des deux eaux (atlantique et méditerranée), que nous nous arrêtons pour nous rajouter une couche de vêtements. Aïe ! il fait 10 degrés, nous en avons perdu une bonne dizaine. Mais le paysage et les routes sont à couper le souffle. En haut du mont, le vent nous pique au vif, la vue est impressionnante. Les autochtones disent qu’en haut et par temps dégagé, on y voit un quart de la France (n’en déplaise aux jaloux qui en doutent). Après une séance photo, vidéo, nous redescendons doucement au chaud sur des routes sinueuses mais avec un paysage exceptionnel, des prairies entières et des flancs de montagnes gorgés de genêts jaunes qui en dégagent un parfum incroyable. Pause à St Jean du Gard où le ciel nous menace depuis un bon moment. Alors nous décidons de rentrer, repus de belles images et beaux kilomètres d’enrobés. Arrivés au camping et sous la douche bouillante qui efface les stigmates de la route et de la bonne fatigue, nous entendons le déluge s’abattre sur le toit des habitations. Et là, encore une fois, nous remercions le ciel de cette chance. Nous sommes rentrés à temps, après une sublime journée sans encombre ! Nous préparons l’apéritif dans le mobil-home présidentiel où tout le monde doit nous rejoindre et là, les malchanceux et collègues voisins motards arrivent trempés. L’orage n’a duré qu’un petit instant, mais eux ont dû le trouver long ! Par moquerie, nous leur levons notre verre de ‘’Jack’’, beaux et douchés, sentant le bon parfum, alors qu’eux ont du travail… Après ce pot de l’amitié, nous rejoignons le restaurant où nous attend une bonne paëlla géante. Le coucher se fera aussi tardif que la veille car nous irons en discothèque… Ah non! en fait, la boîte était garée devant chez Jean-Louis. Elle est grise, avec de multiples lumières de couleurs différentes et un son de ouf qui a réveillé les Bikers ! La Goldwing de notre adorable couple ‘’Dédette et Bélino’’ a mis une sacrée ambiance, la selle XXL a même servi de dancefloor !
Le lendemain, certaines personnes ont de petits yeux et le temps du lever est de plus en plus long. Merci Jack, quand tu nous tiens !
Après un bon et copieux petit déjeuner, nous rejoignons Fred, le gérant du camping qui propose aussi des balades ou des roadbooks. Nous partons ensemble avec son groupe pour la corniche.
A la sortie d’Anduze, ‘’heureux qui comme Ulysse’’, jusqu’à Florac, un sentiment pour les pilotes incroyable, une qualité de route comme on aimerait en avoir à chaque fois. Nous sommes comblés à voir nos sourires à la pause de l’observatoire Pompidou. Encore une vue superbe, avec pause photos « Oh! c’est un club moto ou photo? » Reprise de la portion, puis café où nous rejoignons Fred et son groupe. Nous reprenons assez rapidement la route car, jusqu’au repas, il reste beaucoup de kilomètres. En effet, une bonne table nous est réservée dans le centre d’Anduze. A 12h30, assis, nous trinquons à la corniche. Nous l’avons faite : le top ! Petit briefing sur notre après midi, certains veulent rouler, d’autres se reposer, ou encore visiter la bambouseraie.
Pour ma part, je ferai partie du dernier groupe avec Nicoletta, Dédette et Bélino, Val et Alain, et Nat. Je passerais un temps fou à vous expliquer la beauté de tout ce que nous avons vu, mais le mieux c’est que vous ayez un jour la chance d’y aller. Je vous le souhaite, c’est à faire. La vallée du dragon étant mon lieu préféré, je me suis un peu crue, comme deux ans auparavant, aux jardins des pamplemousses à L’île Maurice (toujours pas le roi de la saucisse) : somptueux vraiment. Dommage que notre chanteuse de Blues oublie ses clefs et doive retourner les chercher, elle rate un peu de cette belle promenade. Ne dit-on pas : « quand on n’a pas de tête… »
Après une bonne douche, la soif nous tenaille. Apéro ! (Manu sait le dire en 17 langues) au même endroit et avec les mêmes personnes pour finir la dernière soirée (eh oui! déjà) du séjour Cévenol. Nous serons un peu en retard au repas, bonne ambiance oblige ! Un Belge (pas le nôtre) nous a bien fait rire avec son installation télécommandée ! La soirée est encore plus sympa de jour en jour ! Ce soir, un couple de chanteurs nous fera reprendre les standards des années 80 au point que le lendemain il y aura une personne presqu’aphone !
Le lendemain, nous plions bagage, banderole et remercions nos hôtes : Olinda, Fred et toute sa famille pour la qualité de l’endroit et de leur Bonjour à toutes et à tous. Je recommande cet endroit exceptionnel à vous tous, une adresse à entrer dans vos agendas sans faute.
Le retour nous amènera au barrage de Bimont mais avec une curiosité : en effet j’ai la chance exceptionnelle de voir mon frère Mike et sa petite famille qui nous a gentiment invités à boire le café dans leur ville de Chateaurenard. Nous arrivons en vrombissant et, après avoir ingurgité morceaux de melon et pastèque, viennoiseries, thé, café et jus d’orange, les accolades chaleureuses annoncent le départ, une petite boule dans la gorge, mais très heureuse de cette belle parenthèse inattendue.
A midi, le groupe emmené par Ludo des Crapot’s dominicaux rejoint celui du week-end Cévenol: Ludo donc, Janot, Maurice (cette fois, c’est bien le roi de la saucisse), Philippe R, Armand, Yves, Nadine, Delphine et Eric, Nicolas et Philippe L. Nous mangeons, dans le récit de nos souvenirs tous frais, et repartons pour le café à Jouques. Nous embrassons bien notre Cissou qui repart à Meyrargue dans ses pénates. Merci à toi fraté, tu nous as bien fait rire.
Après Rians, Aups et Draguignan, 6 d’entre nous rentreront par l’autoroute et les autres termineront à Montauroux pour clore ce midweek de 1200 kilomètres de ‘’gavade’’.
Je garderai longtemps au fond de ma mémoire et de mon cœur ce voyage, de par les rires de mes amis, les odeurs de genêts qui m’ont comblée durant tous ces jours de balade, les images merveilleuses que notre beau pays nous offre à chaque recoin de ses innombrables belles régions, les virages d’un bitume parfait que mes pneus ont gommé, le soleil qui a doré notre peau, car sans lui la moto n’est pas aussi agréable, et enfin de par l’amitié et la bonne ambiance qui régnaient au sein de notre famille Crapot’s.
Merci à vous tous. J’ai beaucoup de coups de cœur dans ce moto-club, de bien belles personnes s’y sont installées, pour notre plus grand bonheur.
Amitiés
Mumu

Publié dans Comptes rendus des sorties des Flying Crapot's.