Sortie mensuelle – 7 Septembre 2008

En septembre, une autre idée m’est venue. Celle de faire découvrir à ceux qui ne connaissent pas les joies du trial. Hélas, l’idée n’a pas été retenue. Mauvaise ? Je ne le crois pas, mais disons que la date était certainement mal choisie. En cette période troublée, dépenser 100 €, incluant tout de même le repas, pour louer une moto 2 heures, n’est certes pas évident au retour de congés, avec les frais de la rentrée, le 3e tiers provisionnel qui tombe… A repenser à une autre date ? Ou à abandonner carrément ? Wait and see !
Initialement donc, j’avais concocté un tracé assez court, de l’ordre de 180 kms, ce qui aurait été largement suffisant si nous avions cumulé ce dernier avec les 2 heures de trial.
Je propose donc aux fidèles (ils se reconnaitront…), présents au rdv du Mac Do de Grasse, de rallonger le retour et de passer par Fréjus.
Invités surprises de cette balade, un copain de longue date (un peu plus de 35 ans) avec qui j’ai toujours fait de la moto, et un pote à lui qui l’accompagne pour aller faire une virée en Corse. Leur bateau ne partant que le mardi suivant, je les ai donc invités à se joindre à nous pour cette sortie.
Une nouvelle fois nous prenons la direction de St Vallier, pour bientôt entamer la partie plaisir sur la route qui mène au pont du Loup via le col de Ferrier. Route que j’ai choisie de faire en partie libre. La météo ayant été capricieuse, quelques traces d’humidité résiduelle obligent à une certaine circonscription quant à l’essorage de la poignée des gaz. Regroupement quelques kilomètres avant Andon et nous, une nouvelle fois, nous allons boire le café au Logis du Pin (décidément, ils vont finir par nous connaître dans ce troquet).
Après cette pause, Jean Marc doit nous quitter car il bosse aujourd’hui et ne peut assister à toute la balade. J’entraine tout ce petit monde dans l’ascension du col Lachens. La route qui y mène est en cul de sac et se termine sur un vaste panorama que je suis ravi de faire découvrir à certains. Le ciel étant dégagé, nous avons même droit à une superbe vue sur la mer. Bien entendu, photos obligatoires.
Comme le resto a été annulé, j’ai prévu un arrêt pique nique à deux pas de Combs sur Artuby, prêt d’un superbe petit pont enjambant un mince filet d’eau, mais au combien vivace, puisque nous avons la joie d’y découvrir des truites et autres alevins.
L’endroit est bucolique à souhait.
Manger au bord de l’eau peut présenter un risque, n’est-ce pas Gwen et Nat ? qu’une main anonyme vient à arroser en projetant dans l’onde une pierre d’une certaine importance.
Nous essayons d’aller prendre le café à Combs mais comme nous avons déjeuné de bonne heure (décidément, je m’améliore avec le temps…. sourire), les deux cafés restaurants du village sont pris d’assaut et nous devons nous résigner à prendre le café ailleurs. Ce sera à Bargemon.
Mon copain Capone (c’est son surnom) profite de cet intermède pour bricoler un petit système sur sa moto. Habitué du circuit de Nogaro où il va régulièrement tourner avec un R6, il a eu l’idée un jour, après avoir trouvé ça sur le net, de fixer une mini caméra vidéo sur sa bécane (pour avoir des images de « caméra embarquée »). Tout naturellement, aujourd’hui, il veut nous faire partager cette expérience et procède à l’installation de la vidéo, soit en position avant, soit arrière, sur son Fazer. Le but étant qu’il passe devant nous et qu’ensuite nous le doublions un à un, si possible dans les parties sinueuses de la route. Au moment où j’écris ces lignes, j’ai reçu son dvd mais, malheureusement, je n’ai réussi à visionner les vidéos. Je joins malgré tout les vidéos à ce compte rendu. En espérant que tous en profiteront.
Donc, après Combs, nous revenons sur nos pas pour bientôt bifurquer à droite, direction le col du Bel Homme et Bargemon. Je suis au guidon du Varédéro de Yannick car il mourait d’envie d’essayer ma bécane (et visiblement les 4 ou 5 kilomètres entre notre point de pique nique et le village de Combs n’ont pas suffi à calmer son désir).
Sur cette route sinueuse à souhait, comme il en existe tant dans la région, nous passons devant notre caméraman d’un jour. La descente sur Bargemon est réellement splendide. La place du village ombragée nous accueille, de même qu’un groupe de cyclistes septuagénaires.
Au départ de Bargemon, je laisse cette fois le guidon à Manu et me retrouve donc sur son R1100 R que je trouve ma foi fort agréable à manier. La descente sur Le Muy se passe sans problème. Là, nous sommes obligés d’emprunter les longues lignes droites ennuyeuses de la RN 7.
A l’entrée de Fréjus, nous faisons une halte car Yves, ce grand étourdi a oublié son sac à dos à la terrasse du café à Bargemon. Il fait donc demi-tour, accompagné de Benoit. Nous poursuivrons donc sans eux jusqu’à Mandelieu, via la RN 7 et les Adrets, route assurément qui mérite que l’on fasse en partie libre.
Manu profite de cet arrêt pour me rendre ma moto qu’il trouve décidément trop haute pour lui (et encore, heureusement qu’il la essayée avec sa passagère favorite, seul sur la moto la garde au sol est encore plus élevée…).
Quand notre petit groupe (oui, cette fois encore nous étions en comité restreint : 9 motos) se trouve de nouveau formé, nous reprenons la route pour Mandelieu,
terme de notre balade, bien évidemment par le pot de l’amitié.
Comme je n’ai pas encore assez roulé, je retourne sur Fréjus, avec mes potes, cette fois par le bord de mer (et nous rentrerons par l’autoroute), histoire de leur faire découvrir un peu plus la région.
La suite au prochain numéro. A bientôt sur nos belles routes.

Publié dans Comptes rendus des sorties des Flying Crapot's.