Compte rendu sortie mensuelle – Dimanche 6 septembre 2015

La croisière Crapots s’amuse ou « notre Trésorière nous mène en bateau, et notre Conseiller Sécurité se jette à l’eau »

Comme le titre de ce compte-rendu l’annonce, aujourd’hui Mumu a décidé de nous mener en bateau. En effet, est prévue au programme une promenade en bateau électrique sur le lac de Esparron de Verdon sur le coup de midi ! La météo est superbe pour cette fin d’été. Le prospect de ce magnifique parcours prévu sur les belles routes du Var et,  pour  le retour, Les Gorges du Verdon, garantit qu’il y aura nombre de Crapot’s au rendez-vous.

Et de fait c’est bien ainsi qu’une joyeuse troupe se retrouve comme d’habitude à notre nouveau point de rendez-vous sur Grasse, Mac Donald ayant décidé de refaire son parking devenu du coup beaucoup moins accueillant pour nous autres, motards en vadrouille.

Sont prêts pour le départ de ce jour Mumu et Jean-Marc, Xababa et Nanou, DEnis et Odjile, Maurice et Nadine, Eric et Delphine, Odette et Jean-Louis, Manu, Armand, Philippe R., Cisco, Jojo (pour sa dernière sortie d’essai avant admission au club !!), Pierre et moi.

Mais qui voyons nous sortir d’une petite voiture : quatre Crapot’s pédestres ? Un grand costaud avec un large sourire, c’est notre ami Ludo ! Et puis son épouse, Cécile… et enfin deux tout petits Crapot’s très mignons avec leurs gilets sur mesure aux couleurs du club : Benjamin et Eulalie !! Quel bonheur de les retrouver ainsi tous rassemblés. Grand merci à eux d’avoir fait l’effort d’un lever matinal en ce dimanche pour venir nous faire un petit coucou amical.

Ce n’est pas la fin des surprises puisque surgit comme un diable d’une autre voiture un Crapot’s, lui aussi pédestre, accoutré de façon étrange : comme Superman, il a mis son caleçon par-dessus son pantalon… Le seul, unique, incomparable, capable de tous les excès, vous l’avez reconnu ! Eh oui, c’est bien notre Dodo national qui vient nous faire son dernier au-revoir car il s’envole l’après-midi même pour un long voyage qui va l’amener à l’autre bout du globe. Bonne route, ami Dorian. Nous penserons à toi quand tu seras là bas, au pays des kangourous. Et nul ne doute que nous te retrouverons un jour !!

Voici cependant venue l’heure du départ car le rendez-vous est fixé à midi pour les bateaux, et il y a quand même un peu de route à faire avant d’arriver à Esparron de Verdon. Aussi, après le traditionnel rappel par notre Président des bonnes pratiques du roulage en groupe, nous mettons en route : direction Draguignan donc,  pour notre première halte café de la journée.

Merci, Nanou, pour la tournée !

Nous repartons assez rapidement, toujours dans le souci d’arriver à peu près à l’heure au lac car la loueuse de bateaux nous a dit que ce serait encore un dimanche de grande affluence et nous voulons absolument avoir tous les bateaux qui nous sont nécessaires. C’est donc sur un rythme tout en souplesse que nous enroulons les beaux virages des routes varoises, direction Esparron de Verdon que nous atteignons dans le délai escompté.

Après avoir garé les motos, chacun prépare ses affaires pour la balade et le picnic. Delphine et Eric choisissent de rester à terre et Pierre nous quitte car il a d’autres obligations pour l’après-midi. Nous descendons alors d’un pas joyeux vers l’embarcadère. Les trois bateaux sont vite loués et nous embarquons prestement.

En avant toute (enfin plutôt mollement, parce que on peut qualifier la motorisation électrique de « modeste »), direction le centre du lac. Nous apprécions rapidement les différences de style des trois barreurs et cela nous incite – pour rester groupés – à rapprocher les bateaux et à  les solidariser par des cordages. Ainsi amarrés, nous faisons route à peu près en ligne droite sur les eaux magnifiques de ce lac d’Esparron de Verdon. Je dis à peu près en ligne droite car il y en a qui tournent le volant dans tous les sens, qui trafiquent sans cesse la manette avant/arrière et qui sollicitent vigoureusement la batterie de leur vaisseau.

Il est maintenant midi plus que largement passé et nous sentons l’estomac présidentiel agité de soubresauts de plus en plus forts. Alerte générale. Impossible de rejoindre la rive pour le picnic. Sans plus tarder nous coupons les moteurs et sortons vivement, dans l’urgence la plus totale, tout ce qui est nécessaire pour lutter contre l’hypoglycémie rampante qui commence à se manifester.

Mais que voilà comme surprise ? Mumu sort de son sac deux bouteilles de champagne qui ont une étiquette aux couleurs du club ! Mazette, c’est une sortie 4 étoiles : il y a même les flûtes pour boire le divin nectar qui est, comme il se doit, très frais. Bravo et merci, Mumu !!! Et merci aussi à Inès, une amie de notre webmaster Nico’, pour nous avoir fait parvenir ce champagne de sa production et pour  l’avoir doté d’une étiquette marqué du logo FCMC !

Je ne voudrais pas, avant de vous conter la suite, manquer d’évoquer le fait que Maurice, n’écoutant que son cœur et dans un élan de générosité incroyable, sort un paquet de chouquettes au moment du dessert. Avec un grand soupir il le tend à son voisin en disant « fais tourner » ! Alors là, chapeau, Maurice, parce que tant d’abnégation de ta part, c’était vraiment émouvant à voir, surtout quand le paquet t’est enfin revenu avec une seule et unique misérable petite chouquette restante.

Nous décidons de repartir à l’aventure et de découvrir les alentours du lac. Les bateaux sont détachés et chacun prend sa route, toujours plus ou moins rectiligne suivant le choix du barreur. Oui, Cisco, c’est ton bateau, tu prends les chemins que tu veux, comme tu veux ! Et puis, on m’a raconté : il y a, parait-il, un mérou sous la surface qui se pavane depuis 2 ans avec les lunettes de soleil que tu as bien voulu lui jeter d’un geste nonchalant à l’époque. Peut-être songes-tu secrètement à le retrouver et à récupérer ton bien ??

Nous faisons une petite halte près du bord après des manœuvres dont nous sommes heureux que personne d’autre que nous ait pu en être témoin. Puis c’est l’heure du retour car la location est pour 2h seulement.

Ca y est, la compétition est lancée. Les trois bateaux mettent le cap droit vers le port. Univers impitoyable de la course : de gros écarts se créent rapidement. Un coup à gauche pour casser la vitesse de l’adversaire, un coup à droite pour envoyer l’autre dans une autre direction, nous filons vers la victoire.

Mais que voyons-nous sur notre gauche : une tentante petite crique avec un bel embarcadère en bois. Nous décidons aussitôt de nous y arrêter et faisons de grands signes aux autres pour qu’ils nous rejoignent. En peu de temps voilà les trois bateaux fermement amarrés au ponton et nous tous à terre pour nous dégourdir les jambes.

Cependant l’heure tourne et il faut repartir. L’esprit de compétition toujours vif, chacun essaye d’envoyer au maximum pour distancer l’autre. Manu et son bateau partent comme une flèche. On ne les reverra plus d’un bon moment. Quant à Cisco, il s’apprête à faire de même mais fait demi-tour quand il voit que notre bateau est resté pris dans un câble qui pendait sous l’eau à côté de l’embarcadère.

Tous nos efforts pour dégager le bateau au moteur sont vains. Nous décidons de débarquer sur le ponton pour voir de l’extérieur ce qu’il en est. Nous essayons de faire tourner le bateau sur lui-même, de l’avancer, de le reculer ;  rien n’y fait.

C’est alors que Xababa, prenant son courage à deux mains, se met à plat ventre et se penche autant que faire se peut pour voir sous le bateau. Et forcément, ce qui devait arriver arriva : ses deux mains occupés par son courage, et n’ayant de ce fait plus rien pour s’accrocher au ponton, notre ami bascule dans un grand plouf dans les eaux plutôt boueuses à cet endroit.

Quelle réaction d’après vous cela génère pour notre charmante compagnie féminine ? De la compassion ? de l’empathie ? Que nenni ! Les voilà toutes mortes de rire. Mumu est même obligée de s’asseoir par terre tellement elle se tient les côtes de rire. Bravo les filles !!!

Quoiqu’il en soit, notre Xababa géant surgit de l’eau comme le Dieu Neptune et clame d’une voix ferme : « Même pas mal ! Et puis d’abord, l’eau, c’est mon métier !! ». Il remarque quand même que ses bottes en Gore Tex, d’habitude bien étanches, prennent l’eau quand celle-ci passe par-dessus. Puis, dans un noble geste, il nous tend sa casquette, ce couvre-chef lui étant désormais inutile car son abondante chevelure est de toute façon déjà trempée !

Et pendant de longues minutes, avec Xababa dans l’eau, et nous depuis la rive, nous nous escrimons à essayer de libérer le bateau de ce fichu câble. Y’en a même un qui a suggéré qu’on détache le ponton et qu’on le ramène avec nous… Si, si… Vous dire comment nous avons réussi, finalement, à détacher le bateau, honnêtement je ne sais pas. A force de le soulever, de tourner, de virer, ca a fini par se faire. Ouf !!!

Bien tranquillement nous refaisons route vers notre point de départ. Nous rendons les bateaux à un loueur qui semble en avoir vu d’autres et que notre aventure ne semble pas  traumatiser plus que ça. Tant mieux…

Avec tout ça, nous sommes déjà assez largement en retard sur l’horaire initialement prévu. Nous repartons donc assez vite non sans avoir récupéré Delphine et Eric qui nous ont patiemment attendus.

Après quelques km seulement, il nous semble que nous avons perdu un Crapot’s. Nous nous arrêtons donc au bord de la route pour voir s’il nous rejoint. Un Cisco, tout inquiet, arrive bientôt et nous dit qu’il a perdu son téléphone portable (avec la carte bleue insérée dans l’étui du téléphone). Il nous demande de l’attendre pendant qu’il retourne au port et sur le parking pour le chercher. Je ne peux m’empêcher de penser, pendant ce temps, à un mérou portant de magn ifiques lunettes de soleil, désormais équipé d’un beau téléphone portable et se demandant ce qu’il va bien pouvoir s’offrir avec cette carte bleue tombée du ciel… Pour une troisième visite à venir, ami Cisco, faudra peut-être penser à lui donner les clefs de la moto ??

Heureusement, la réalité est meilleure que la fiction : Cisco retrouve téléphone et carte bleue sur le parking. Deuxième ouf de soulagement de la journée !!!

Le retard accumulé devient maintenant assez important et nous reprenons notre itinéraire avec entrain.  Le convoi de motos s’étend, se distend. Très vite nous n’avons plus jamais en visuel depuis la queue du peloton le groupe de devant. Et c’est ainsi que Xavier, Armand et  moi, nous nous perdons lamentablement.

Je préfère passer sous silence tout ce qui s’est avéré alors nécessaire pour retrouver le groupe. Après avoir enfin rejoint les Crapot’s qui ont vaillamment supporté l’attente en plein soleil, nous nous excusons platement pour cet incident et tout le monde peut enfin reprendre la route ensemble.

A partir de là plus rien de notable n’est à relever, si ce n’est des routes toujours aussi belles et  le temps clément d’un bel été indien. Le bonheur, quoi !

La séparation se fait à Saint Vallier de Thiey comme prévu. Encore une belle balade pleine de bons moments d’amitié, de rigolade, de souvenirs qui seront surement impérissables pour certains d’entre eux.

La croisière Crapot’s s’amuse, ai-je intitulé ce compte-rendu. Oui, nous nous sommes bien amusés une fois de plus. Malgré parfois quelques péripéties, souvent plus cocasses les unes que les autres, chacune de nos sorties mensuelles est un grand moment où toutes les valeurs de notre club – Sécurité, Convivialité, Solidarité – sont toujours au rendez-vous.

Amitiés motardes,

Alain P.

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